L’écharpe relationnelle, outil relationnel de la méthode ESPERE créée par Jacques Salomé.

 

L’écharpe relationnelle est un outil de communication élaboré par Jacques Salomé. Ça ne vous dit peut-être rien pour le moment. Sachez que vous allez découvrir, dans un instant, comment, en vous servant d’une simple écharpe, vous allez vivre des relations plus belles avec les autres ?

 Mais avant ça, j’ai 3 questions à vous poser :

  • Avez-vous une écharpe chez vous ?
  • Vivez-vous entouré (de près ou de loin) par d’autres êtres humains ?
  • Vous jugez-vous capable d’interagir avec vos semblables ?

Si vous avez répondu « oui » à chacune de ces questions, il est possible (voir probable) que la méthode ESPERE créée par Jacques Salomé puisse vous être utile pour améliorer vos relations interpersonnelles.

Mais je ne vais pas vous la décrire entièrement ici, car si c’était le cas, cet article deviendrait carrément un bouquin.

Je vais juste vous expliquer comment utiliser votre écharpe pour autre chose que vous tenir chaud au cou durant l’hiver qui arrive.

Désirez-vous mieux comprendre comment fonctionnent les relations humaines ?

Si vous avez répondu oui aux 3 questions citées en début d’article, je peux en déduire que :

  • Vous avez une écharpe.
  • Vous êtes entouré de vos semblables.
  • Vous vous jugez capable d’interagir avec vos semblables.

Bien !

Si vous lisez ces lignes, c’est que, normalement, vous êtes curieux d’en savoir plus sur ce qui concerne vos relations avec les autres.

Parfait !

Il est possible que vous perceviez les relations interpersonnelles d’un œil neuf après avoir lu cet article. C’est ce que je vous souhaite.

Un premier humain, un second humain, une seule écharpe… Et il fait vraiment trop froid.

Vous l’avez bien sûr compris, en lisant le titre de cet article, il est ici question d’écharpe.

Avez-vous une écharpe à porté de main pour pouvoir expérimenter ce qui va suivre ? Vous devriez en avoir forcément une puisque vous avez normalement répondu « oui » à la question « avez-vous une écharpe chez vous ? ».

Je vais donc vous demander de vous munir de cette écharpe. Votre présence est également requise et il vous faudra un autre être humain.

Avez-vous un être humain (autre que vous) à porté de main ?

Si oui, aller le chercher. Demandez-lui gentiment de venir vous rejoindre. S’il refuse, insistez ! (Mais n’utiliser s’il vous plaît, ni le chantage, ni la menace, ni la culpabilité et encore moins la violence. L’usage de ce genre de procédé nuirait grandement à l’expérience qui va suivre).

Vous avez réuni le tout ?

Si ce n’est pas le cas, pas grave, une vieille peluche et un bout de ficelle feront l’affaire.

Connaissez-vous la communication bienveillante ?

Vous avez côtoyé depuis votre naissance, et tout au long de votre vie des êtres humains.

Vous avez noué avec d’autres êtres humains des relations sociales plus ou moins brèves, plus ou moins longues, avec des degrés d’intensités relationnelles faibles ou intenses, voir très intenses.

Les relations humaines sont au cœur de votre existence. Il s’est rarement passé une journée sans que vous ne soyez en interaction avec quelqu’un d’autre (que ce soit « en vrai » ou via internet ou le téléphone).

Depuis votre plus tendre enfance, vous avez échangé des milliards de mots, de phrases, d’informations… Et pourtant, hormis le fait de savoir parler et écrire vous n’avez probablement jamais appris à vraiment communiquer.

Ce que je vous dis là peut vous sembler complètement aberrant.

Restez encore un peu et vous allez comprendre.

Au fait ?

La personne que vous avez dérangée pour vous accompagner dans la lecture de cet article n’est pas encore partie en râlant ? (Non. Bien sûr que non, car vous n’avez pas pris le risque de répondre favorablement à ma demande sans avoir lu l’intégralité de mon article. Je me trompe ? Si, j’ai raison, ayez au moins l’honnêteté de faire un copier de la phrase « OK Pascal, tu as raison » et de la coller en commentaire de cet article).

L’écharpe relationnelle, on en parle enfin !!

Je ne me souviens pas de quand remonte ma première lecture d’un livre de Jacques Salomé. Mais quelque chose a été pour moi une révélation dans son approche de la relation humaine. Lorsque j’ai découvert les outils de la méthode ESPERE pour mieux communiquer, j’ai été scotché par la simplicité de la méthode (quand je dis simple, je ne veux pas dire simpliste).

L’écharpe relationnelle est l’un de ses outils de la méthode ESPERE aussi appelé communication relationnelle.

Le principe est simple :

Munissez-vous de votre écharpe et de la personne qui se trouve normalement à vos côtés.

Vous êtes face à face et chacun tient dans une main un bout de l’écharpe comme le montre le dessin ci-dessous :

Vous voilà en position comme sur l’image.

C’est un lien ! … C’est un canal… C’est un pont ! Que dis-je, c’est un pont ? … C’est un viaduc !

Oui, j’avoue, je me suis fortement inspiré pour le titre de ce chapitre de la tirade d’un célèbre personnage. Qui est-ce selon vous ?

Mais revenons à nos moutons… Ou plutôt à notre écharpe.

Cette écharpe que vous tenez chacun d’un bout représente votre relation. Jacques Salomé a coutume de dire que dans une relation, nous sommes toujours 3. Il y a vous, il y a l’autre et il y a la relation.

Vous me suivez ?

Je sais que ça peut paraître un peu étrange au premier abord, car c’est quelque chose de complètement nouveau. Pour moi, ça a été une véritable révolution.

Avec chacune des personnes que vous côtoyez vous pouvez imaginer tenir ainsi une écharpe.

Selon la relation, l’écharpe peut être légère, chaude, en laine ou en tissu… C’est à vous de choisir. En tout cas, chaque relation est unique. La relation que vous avez avec votre enfant n’est pas celle que vous tenez avec le père de votre enfant.

L’écharpe relationnelle représente le lien qui unit deux personnes.

C’est un lien, mais c’est aussi un pont, ou un canal, par lequel circule des informations. Mais avant de m’étendre un peu plus sur ce sujet des informations qui y passent, permettez-moi d’en dire un peu plus sur cette écharpe.

Cette écharpe relationnelle, qui vous relit à l’autre, est vivante.

Là, je suis sûr que certains, et c’est peut-être votre cas, viennent d’ouvrir de grands yeux ronds.

Houla !! Il a fumé quoi le mec avant d’écrire son article, là ? Le voilà qui est en train de raconter qu’une écharpe est vivante !?

Heu… Ce n’est pas exactement le message que je voulais faire passer.

Ce que je veux dire, c’est que vos relations aux autres sont vivantes. Enfin, symboliquement, quoi.

Cette écharpe représente symboliquement, sym-bo-li-que-ment, la relation que vous entretenez avec quelqu’un d’autre. Et cette relation est symboliquement, sym-bo-li-que-ment vivante.

Toute relation a besoin d’être nourrie…

L’écharpe qui vous relit à une autre personne est donc le symbole de la relation qui vous relit à cette autre personne.

Pour prendre quelques exemples, vous avez une écharpe pour chacune des relations suivantes :

  • Relation amoureuse
  • Relation avec votre 1er enfant
  • Relation avec votre second enfant
  • Relation avec votre mère
  • Relation avec votre père
  • Relation avec votre grand-père
  • Relation avec votre meilleur ami
  • etc…

Prenez donc une minute pour réfléchir à chacune des relations que vous entretenez. À moins que vous ne viviez dans une très grande solitude, vous devez avoir un bon paquet de relations, non ?

Et comme je le disais plus haut, chacune de vos relations est vivante.

Pour illustrer la « vivance » de la relation, et continuer sur mon explication, je vais isoler une relation parmi toutes celles citées plus haut. Elle servira d’exemple pour illustrer mon propos.

Pour en savoir plus sur comment nourrir une relation, je vous invite à lire l’article «Nourrir la relation » écrit par Anne-Valérie.

Vie et mort d’une relation amoureuse.

Prenons un type de relation complètement au hasard : disons que l’on va prendre une… Relation amoureuse.

Je le dis une fois de plus : chacun tient un bout de la relation et la relation est vivante.

Qui dit relation vivante, dit alimentation. Et bien oui, cette relation a besoin d’être nourrie.

Vous avez déjà peut-être entendu dire que l’amour a besoin d’être nourri au quotidien, et bien, dans toute relation, c’est la même chose.

Alors, comment nourrir une relation ?

La première étape et d’y mettre quelque chose. Quelque chose ? Mais quoi ?

On peut y mettre :

  • Des demandes
  • Des ordres
  • Des compliments
  • Des mots doux (ou durs)
  • Des câlins
  • De la violence
  • Des reproches
  • Des remerciements
  • Etc…

Vous avez compris le principe ?

Selon que vous y mettez des « bonnes choses » ou des « mauvaises choses » la relation sera, plus ou moins, de bonne ou de mauvaise qualité.

Jacques Salomé parle alors de relations saines, ou en bonne santé et de relations malades. Et oui, une relation peut tomber malade si elle reçoit trop de mauvaises choses.

Une relation peut tomber malade, et même mourir. Combien de ruptures amoureuses comptabilisez-vous ? Combien de divorces dans votre entourage parmi vos amis ou connaissances ?

Comment entretenir de belles relations avec les autres ?

Avant de développer ce sujet et répondre à la question, je tiens à préciser un fait de la plus haute importance : vous êtes responsable qu’à 50 % de la bonne santé de la relation. Pas plus, pas moins.

Pour entretenir une relation, il faut être deux. Et là aussi pas plus, pas moins.

Chacun des protagonistes est responsable à 100 % de ce qu’il dépose dans la relation, mais est responsable qu’à 50 % de la santé de cette relation.

Je le dis deux fois, car j’estime que c’est vraiment important.

Alors pour entretenir une belle relation, il faut tout simplement y mettre de le moins de choses moches comme des reproches et de la rancœur et y mettre un maximum de belles choses comme de l’amour, de la confiance, du respect…

Et si vous, vous y mettez tout ça, mais que l’autre ne le fait pas, ou peu, ce n’est pas de votre faute.

Je le redis une 3èm fois : chacun est responsable de son bout de la relation et donc de ce qu’il y met.

Ainsi, comme chacun est responsable de son bout de la relation, chacun est aussi responsable de ses paroles, de ses actes.

Je te piquerais bien ton bout de la relation.

J’ose insister : vous êtes uniquement responsable de votre bout de la relation. Vous n’avez pas le pouvoir de contrôler le bout de l’autre.

Vous pouvez trouver que vous, vous mettez des bonnes choses dans la relation, tandis que l’autre, lui, y mette plutôt des choses pas bonnes.

Et du coup, la relation ne se porte pas très bien.

Il est alors tentant de faire des reproches à l’autre en lui disant qu’il ne fait pas bien. Mais mettre des reproches envers l’autre dans la relation, c’est aussi y mettre du « pas terrible ».

Alors comment faire dans ce cas-là ?

Et bien, vous puisque vous ne pouvez pas contrôler le bout de l’autre, mais que vous êtes désireux d’avoir une belle relation avec cette personne, c’est de lui demander d’y mettre de meilleures choses. Il peut dire oui, il peut dire non.

Et s’il s’énerve en entendant votre demande et bien… Ça se passe à son bout de la relation. Et il est responsable de son bout de la relation.

Osez lâcher les relations toxiques.

Vous avez mis un maximum de bon dans une relation. Mais malgré tous vos efforts, malgré vos multiples demandes à l’autre, la relation reste en mauvaise santé.

Vous ne savez plus quoi faire. Il vous reste la possibilité de vous faire aider par un spécialiste des relations pour voir ce qui pourrait être arrangé.

Vous avez aussi, l’option extrême et radicale de lâcher votre bout de la relation.

Lâcher son bout de la relation, c’est renoncer à cette relation. Car pour qu’il y est relation, il faut être deux.

Ça demande du courage, c’est souvent douloureux, et ça entraîne un deuil qui peut parfois être long.

Mais persévérer à entretenir une relation toxique pour vous, vous emmène à vivre du stress, de la tristesse, de la déception et parfois même de la rancœur et de la haine.

Ne vous épuisez pas à nourrir une relation qui au finale n’est pas bonne pour vous.

Lâcher une relation qui vous empoisonne la vie, c’est vous respecter vous et prendre soin de vous-même.

Donne et tu recevras.

J’ai à cœur de terminer cet article sur une note positive.

Alors, je souhaite vous encourager à mettre plus de bonnes choses dans vos relations à partir aujourd’hui.

Nourrissez positivement vos relations, toutes vos relations.

Voici 7 petites actions que vous pouvez faire. Une pour chaque jour de la semaine pour toutes les relations qui vous sont chères :

  • Dite « je t’aime » à votre amoureux ou amoureuse.
  • Osez faire des compliments.
  • Souriez (c’est un cadeau que vous faites à l’autre).
  • Offrez quelque chose sans raison particulière.
  • Dite à votre collègue de travail combien vous appréciez sa compagnie.
  • Dites à vos enfants qu’ils sont formidables (même si des fois, ils font des bêtises ou qu’ils n’ont pas les résultats scolaires que vous espérez).
  • Offrez un câlin à votre grand-mère.

Si vous avez d’autres idées, dites-le-moi en commentaire.

Au fait ! Maintenant que vous avez compris le principe de l’écharpe, vous pouvez dire à la personne que vous êtes allé chercher à retourner à ses occupations. Surtout, n’oubliez pas de la remercier.

Un ou deux petits pas de plus concernant les outils de la méthode ESPERE.

Pour compléter vos connaissances sur le sujet, vous trouverez un complément d’information en lisant l’article « comment éviter les conflits grâce au sel et au poivre » que j’ai écrit précédemment.

Vous trouverez également un article concernant l’écharpe relationnelle, outil de la méthode ESPERE  en lisant l’excellent article, sur le blog  d’ Anaïs EUVERTE,  sur le sujet intitulé « Découvrez l’écharpe relationnelle, un outil essentiel de la Méthode ESPERE® »

Son blog : blog-espere.com

Prenez soin de vos relations (et n’oubliez pas de partager sur Facebook).

Si vous disposez de 47 secondes, je vous invite à conclure la lecture de cet article par le visionnage de cette vidéo de Jacques Salomé :

 

Pascal
 

Mon but, à travers ce blog, est de vous apporter l’équilibre relationnel. C’est quoi ? C’est l’art de vivre en paix avec soi-même pour vivre en paix avec les autres. Le principe est d’être pleinement authentique, c’est-à-dire être qui vous êtes vraiment, tout en respectant chacun (y compris vous-même). Mon intention est de vous aider à avoir une meilleure connaissance de qui vous êtes vraiment pour qu’enfin, vous puissiez vous sentir stable, solide et en paix à l’intérieur de vous. C’est cette paix intérieure qui vous donnera la liberté d’être vous-même, et c’est à partir de cette liberté d’être vous-même que vous développerez avec les autres des relations harmonieuses.

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