Comment calmer une personne en colère.

Vous aimeriez découvrir comment calmer une personne en colère. Peut-être vous sentez vous démuni face à quelqu’un qui s’énerve. À moins que les conflits vous mettent mal à l’aise. Ou alors, vous êtes du genre hypersensible et les gens en colère, ça vous stress. Enfin, vous en avez peut-être tout simplement marre de vous faire engueuler et vous voulez apprendre à calmer immédiatement n’importe qui avec élégance et courtoisie.

Dans cet article, vous allez découvrir comment calmer instantanément (de façon presque magique) quelqu’un qui vous engueule.

Je vous préviens tout de suite. Ceci est un article fleuve qui contient exactement 11 649 mots. Vous en aurez pour un petit moment à le lire. Vous pouvez le lire d’un coup. Ou, si vous craignez l’indigestion, vous pouvez aussi le lire leçon par leçon. Vous y trouverez 10 leçons qui vous apprendront comment calmer une personne en colère. 

 

Voici tout de suite la première leçon :

Leçon 1/10

La première chose à faire pour calmer quelqu’un qui est en colère, c’est…c’est… ?

Shhh !

« TU FAIS CHIER !! »

Oups, pardon, c’est peut-être un peu brutal comme introduction.

Qu’avez-vous ressenti là ? Que se passerait-il en vous si c’était votre conjoint ou votre mère qui vous disait ça ?

Ce n’est pas agréable, hein ?

Petit rappel : remémorez-vous la dernière fois que quelqu’un s’est franchement énervé contre vous.

C’était qui ?

Votre enfant, votre conjoint, votre patron, votre chef de service, votre belle-mère, votre père… Je m’arrête là. La liste pourrait être longue.

Voilà ! Vous avez le souvenir bien en tête ! Sentez-vous l’émotion que vous avez éprouvée à ce moment-là ? 

C’est désagréable, hein ? 

Qu’auriez-vous aimé faire à ce moment-là ?

Qu’auriez-vous eu envie de faire à ce moment-là, mais que vous ne vous êtes pas autorisé ?

Ou alors, qu’aviez-vous fait à ce moment-là, qu’est-ce que vous vous êtes autorisé, mais que vous avez regretté par la suite ?

Voici 10 options possibles.

  • Vous n’avez rien dit.
  • Vous avez gueulé encore plus fort.
  • Vous avez reproché avec véhémence un truc à votre interlocuteur.
  • Vous avez tourné les talons et êtes parti.
  • Vous vous êtes mis à pleurer.
  • Vous lui avez mis votre point dans la figure.
  • Vous avez respiré un grand coup avant de chercher à défendre calmement votre point de vue.
  • Vous vous êtes justifié tant bien que mal.
  • Vous avez tapé du poing sur la table.
  • Vous l’avez mordu (ou tiré les cheveux).

Alors ?

Finalement ?

Vous avez fait quoi ?

N’hésitez pas à me le faire savoir en m’écrivant pour que je rallonge un peu cette liste. Mon imagination me fait parfois défaut. 

Quoi que vous avez fait, sachez que vous avez fait du mieux que vous pouviez à ce moment-là. Vous avez agi selon l’option qui vous semblait la plus adaptée.

Oui, je sais… Avec le recul, vous auriez pu faire autrement… D’ailleurs, avec le recul, vous vous dites, peut-être, que vous auriez dû faire autrement.

Qu’auriez-vous pu faire… et que vous avez peut-être fait d’ailleurs ?

Dans les options citées plus haut, je vous encourage vivement à en choisir une spécifiquement… Et par n’importe laquelle. Il y en a une bien plus efficace (à mon sens) que toutes les autres.

Pour ce petit moment de réflexion, je vous remets les 10 options précédemment citées :

  • Vous n’avez rien dit.
  • Vous avez gueulé encore plus fort.
  • Vous avez reproché avec véhémence un truc à votre interlocuteur.
  • Vous avez tourné les talons et êtes parti.
  • Vous vous êtes mis à pleurer.
  • Vous lui avez mis votre point dans la figure.
  • Vous avez respiré un grand coup avant de chercher à défendre calmement votre point du vu.
  • Vous êtes justifié tant bien que mal
  • Vous avez tapé du poing sur la table.
  • Vous l’avez mordu (ou tiré les cheveux).

Vous avez 30 secondes pour faire votre choix…

Tic, tac… tic, tac… tic, tac… tic, tac…

Ceci est le bruit de la petite aiguille rouge de l’horloge qui égraine les secondes…

(Oui, je sais… Les téléphones potables ne font pas de bruit quand les secondes défilent… On est quand même au 21èm siècle, pardi !)

Pardi ? C’est quoi cette expression du 19èm siècle ?

Bon, je raconte n’importe quoi me souffle à l’oreille mon critique intérieur.

Avez-vous fait votre choix concernant la réponse à ma question ?

Attention, roulement de tambour… Je vais vous donner LA bonne réponse.

Eh oui, vous avez raison (ou tort), c’est la toute première phrase qu’il fallait choisir.

C’est-à-dire : ne rien dire.

Mais c’est n’importe quoi vous dites-vous (peut-être) à l’instant, en vous adressant à l’écran que vous regardez fixement (et qui ne vous répondra pas).

Ne rien dire, se taire face à quelqu’un qui m’engueule !!?? Là, ça ne va pas vraiment être possible.

Quand quelqu’un vous engueule, il est hors de question que vous restiez coi dans ce genre de situation (J’aurais pu remplacer « coi » par « silencieux » mais je trouve que ça faisait moins classe. Eh oui, je sais, encore une de mes expressions du 19èm siècle). Vous répliquez alors avec force et fracas… et là, c’est l’escalade du conflit. 

Pourquoi est-il important de ne rien dire pour calmer une personne en colère.

Ne rien dire. Se taire. C’est pour moi, la première attitude à avoir face à une personne en colère.

Selon votre tempérament, ce n’est pas toujours facile. Quelqu’un vous crie dessus, votre réflexe, et c’est humain, c’est de crier encore plus fort. Vous taire n’est pas une option confortable et plaisante pour vous.

Je vous explique, tout de suite, si vous le voulez bien, pourquoi vous devez vous taire face à une personne en colère.

 Une personne en colère c’est comme un sac déjà plein.

J’ai coutume de dire :

« On ne remplit pas un sac déjà plein. »

Et si je vous dis que vous avez certainement déjà « vidé votre sac », ça vous dit quelque chose ?

Vider votre sac, c’est dire toutes les rancœurs qui vous sont restées sur l’estomac. Alors, vous ne videz pas votre sac forcément à la personne concernée. Il existe des cabinets de thérapeutes pour ça ou tout simplement l’oreille bienveillante d’un ami.

Mais une fois que c’est fait, quel soulagement, n’est-ce pas ?

Eh bien, pour quelqu’un qui exprime sa colère, c’est exactement la même chose. Il a besoin de vider son sac.

Et la meilleure chose que vous pouvez faire dans ce cas-là, c’est de l’écouter avec attention.

L’écouter avec attention, c’est bien. L’écouter avec empathie, c’est mieux.

Mais pour écouter, il ne suffit pas de se taire. Car si votre bouche reste close, votre corps parle pour vous.

Si vous montrez des signes de désapprobation, en fronçant les sourcils, en croisant les bras sur votre poitrine, ou en ayant une moue désapprobatrice, il y a peu de chances que votre interlocuteur se sente écouté et que ça le calme.

Essayez, et je dis bien essayez (car je sais que ce n’est pas facile), de rester le plus détendu et ouvert possible. Bon, c’est sûr que si vous vous retrouviez face à un catcheur professionnel dans la catégorie poids lourd, il est difficile de rester détendu. Ça, je le conçois complètement.

En tout cas, sachez, que plus une personne se sentira entendue et comprise (ce qui ne veut pas dire que vous approuvez ses dires ou son attitude) plus il y aura de probabilités qu’elle se calme rapidement.

Car une personne qui est en colère, c’est avant tout une personne qui a besoin d’être entendue.

Alors, s’il vous plaît, prenez le temps de l’écouter avec le plus d’attention possible.

Et la toute première chose à faire pour écouter quelqu’un avec attention, c’est de ne rien dire.

Voilà, c’est la toute première attitude à faire pour calmer quelqu’un d’énervé. Vous allez, dans la suite de cet article, découvrir comment calmer une personne en colère grâce à 9 autres conseils. Et pour découvrir un 11èm conseil, cliquez ici.

 

Leçon 2/10

Découvrez ici comment utiliser vos pieds pour calmer une personne en colère.

Nous voilà à la leçon numéro 2 qui permet de calmer une personne en colère.

Vous allez découvrir dans ce second chapitre, une phrase qui en fait est une demande.

Vous allez demander quelque chose à la personne en colère en face de vous. Certes, il se peut qu’elle refuse et n’accède pas à votre demande. Ce n’est pas grave, au moins vous aurez essayé.

Et si elle refuse, vous verrez, dans les chapitres suivants, qu’il existe bien d’autres moyens et astuces pour calmer rapidement quelqu’un d’énervé.

Mais passons tout de suite à la pratique.

Face à un enfant énervé, vous faites quoi, vous ?

J’ai souvent vu autour de moi des parents dire à un enfant énervé d’aller dans sa chambre et de revenir quand il sera calmé.

Je ne vais pas vous dire si c’est une « bonne » ou une « mauvaise » façon de faire.

C’est, de toutes façons, la meilleure solution sur le moment qui vient en tête du parent.

Ça peut être une « mauvaise » solution si l’enfant à besoin à ce moment-là d’écoute et d’empathie pour faire face à son émotion.

Ça peut être une « bonne » solution pour l’enfant si le fait de s’isoler durant un temps lui permet d’apaiser sa colère et de revenir vers son parent pour en parler de façon plus calme et posée.

Mais, si vous êtes face à un adulte, évidemment, vous ne pouvez pas lui dire de filer dans sa chambre pour se calmer.

Je ne pense pas que, si, lors d’une dispute, vous demandez à votre conjoint(e) de filer dans la chambre nuptiale pour se calmer, ce soit très efficace pour apaiser le conflit (Quoique… Certains couples se réconcilient sous la couette.)

Mais malgré tout, cette solution qui consiste à aller se calmer, seul, dans sa chambre à du bon. Cependant, la technique demande à être peaufinée. Et c’est exactement ce que nous allons faire. Nous allons peaufiner cette méthode pour la rendre terriblement efficace pour calmer quelqu’un d’énervé.

Trois petits tours et puis…

Lorsque quelqu’un se met en colère, tout son corps se prépare à l’action et au combat. Le cœur s’accélère, les mains deviennent moites, les muscles se tendent…

Dans ces moments-là, et selon le degré de colère, certaines personnes peuvent aller jusqu’à frapper dans des objets ou les casser.

Ça peut vous paraître complètement bête et illogique. C’est pourtant une façon souvent inconsciente d’évacuer la tension qui vient de monter rapidement dans le corps.

Alors ? Comment utiliser, à votre avantage, cette façon d’évacuer la tension corporelle pour vous permettre de calmer rapidement quelqu’un.

Lui donner un coussin et lui demander de le frapper jusqu’à ce qu’il se calme ?

Heu… Non.

Ça, c’est ce qui se faisait dans les stages new âge du siècle dernier (quoi, ça se fait toujours ??)

Avec un enfant, ça peut probablement être efficace. Avec un adulte, à moins que ce ne soit dans ses habitudes pour se calmer, je crois que si vous lui demander de frapper dans un coussin et bien, je ne suis pas sûr que ce soit sur le coussin qu’il se mette à frapper… Vous voyez ce que je veux dire ?

Comme je l’ai dit, le corps s’est préparé à l’action… Alors pour faire baisser la tension et bien… mettons-le en action.

Comment ?

Tout simplement, si c’est possible, en proposant à la personne de marcher un peu.

Oui, vous allez proposer à la personne énervée d’aller faire un tour.

Attention, je ne suis pas en train de vous dire que vous deviez lui dire d’aller se faire voir ailleurs. Là, je ne suis pas sûr que ce soit efficace pour qu’elle se calme. Bien au contraire, je suis sûr, que ça ne fera qu’amplifier sa colère.

Mais rentrons dans le détail si vous voulez bien.

Trois pas ensemble…

Je disais donc, que vous allez proposer à la personne énervée de marcher un peu. Vous n’allez pas la laisser seule, vous allez l’accompagner.

Le fait de marcher, et si possible, au grand air, aura un effet apaisant. C’est aussi une façon de s’éloigner d’un groupe d’observateurs. Être observé par d’autres individus peut rajouter du stress à la colère déjà vécue sur l’instant.

Mais vous pouvez donc lui proposer de marcher un peu ensemble.

Ça vous semble absurde et sans intérêt ?

Laissez-moi s’il vous plaît évoquer, selon moi, les avantages à suivre cette proposition :

  • Le fait d’aller faire un tour permet de s’éloigner du stimulus qui a déclenché la colère. Une colère ne se réveille pas pour rien. C’est qu’elle a été provoquée par quelque chose ou quelqu’un.

 

  • Comme je l’ai évoqué plus haut, la colère est l’avant-garde de l’agressivité, et l’agressivité est l’annonciateur d’une violence possible. Lorsque la colère monte, le corps se prépare au combat. Il sécrète alors différentes hormones et le pouls s’accélère. Le corps se prépare à être particulièrement réactif. Les muscles sont tendus. Une des façons de faire baisser cette colère, est d’agir sur le corps en le mettant en mouvement. En marchant, le corps va peu à peu se détendre et ainsi permettre à l’esprit de retrouver son calme.

 

  • Le fait de marcher va obliger la respiration à se réguler. En colère, la respiration est plutôt courte et rapide. En marchant, la respiration va peu à peu se faire plus ample et plus lente, ce qui aura pour effet d’apaiser l’émotion.

 

  • Marcher, laisse à la personne en colère le temps de s’écouter et de sentir ce qui se passe en elle. Elle n’est plus dérangée par des stimuli extérieurs qui vont accentuer sa colère, bien au contraire, elle peut se concentrer sur son monde intérieur.

 

  • Marcher en silence… Le fait d’être accompagné par une personne qui se tait, rajoute à l’effet d’apaisement (Vous verrez plus loin comment « bien écouter » une personne en colère. Eh oui, in ne faut pas faire n’importe quoi).

 

Après ça, je ne peux que vous inciter à aller « faire un tour » avec la personne en colère. Et ne me croyez pas sur parole. Expérimentez plusieurs fois. Si c’est vous qui êtes en colère, faites marcher vos pieds… ça marche aussi.

Vous venez de découvrir la leçon N° 2 sur 10. Vous venez de lire mon 2èm conseil pour apprendre à calmer une personne en colère. il vous reste 8 conseil à lire. Et pour découvrir le 11èm conseil, cliquez ici.  

 

Leçon 03/10

Découvrez la phrase utilisée à 99% face à une personne en colère (mais qu’il ne faut jamais utiliser)

Et voilà !!

Vous l’avez fait !!

Vous saviez pourtant qu’il ne fallait pas le faire.

Vous le saviez qu’il ne fallait surtout pas dire ça.

Mais… c’est sorti tout seul de votre bouche.

Ben oui. Maintenant, c’est trop tard pour le ravaler.

Telle la boîte de Pandore qui ne fallait surtout pas ouvrir, et bien, vous, vous l’avez ouverte en prononçant LA phrase À NE JAMAIS PRONONCER devant une personne énervée.

Raaaaahhhh !!! Franchement !!!

Vous l’avez pourtant reçue aussi cette phrase en pleine gueule quand vous étiez vous-même super en colère. L’autre, en face de vous, il vous l’a dit aussi cette phrase que vous ne vouliez surtout pas entendre à ce moment-là.

Et ça ne vous a pourtant pas empêché de la prononcer quand c’est vous qui vous faisiez engueuler.

Mais tout cela va changer, car vous allez bientôt savoir comment faire autrement.

Voulez-vous connaître la phrase utilisée à 99% face à une personne en colère (mais qu’il ne faut jamais utiliser) ?

Je vais citer cette phrase, mais une fois que vous l’aurez lue, retirez-là immédiatement de votre cerveau. C’est la phrase à ne surtout jamais prononcer devant quelqu’un en colère.

Cette phrase, c’est :

« Calmez-vous ! »

Ça a pour effet de jeter de l’huile sur le feu. C’est encore pire après.

Les autres versions de cette phrase sont :

« Calme toi »

« Ça ne sert à rien de s’énerver »

« Pourquoi tu te mets dans des états pareils »

« Tu ne devrais pas t’énerver comme ça »

C’est hyper contre-productif. Pourtant, instinctivement, c’est cette phrase qui arrive dans la tête de chacun d’entre nous face à une personne en colère.

Il arrive souvent que la personne super énervée vous dise :

 

« MAIS JE NE SUIS PAS EN COLÈRE !! JE SUIS PARFAITEMENT CALME !!!!! »

 

Bien sûr, elle vous dit ça en vous hurlant dessus.

Bon ! Vous l’avez compris. En agissant comme ça, en demandant à l’autre de se calmer, vous avez tout faux.

Mais là, je ne vous apprends rien. Vous le savez déjà et on vous a déjà fait le coup de vous dire de vous calmer quand vous êtes vous-même en colère. Vous le savez, ça ne marche pas.

Et pourtant… Vous continuez à la faire. Ou, plutôt, vous continuez à le dire.

Dire quoi ?

Dire calmez-vous (out tout autre variante) à une personne énervée.

Pourquoi continuez-vous à le dire alors que vous savez pertinemment que vous ne devriez pas dire ça.

C’est un peu comme le fait de manger des frites, des hamburgers et boire du soda trop régulièrement alors que vous savez que ça vous fait prendre du poids alors que vous voudriez être mince et musclé comme un cricket.

Vous continuez à dire à une personne en colère de se calmer alors que vous savez pertinemment que c’est pire que de ne rien dire (voir leçon une) ?

Pourquoi faites vous ça ?!

Tout simplement parce que vous ne savez pas comment faire autrement.

Le cerveau va toujours être tenté de prendre le chemin le plus facile. Et s’il ne connaît pas d’autres chemins, il vous fera emprunter celui que vous connaissez le mieux même s’il vous mène à une impasse.

Mais, vous allez découvrir, heureusement, comment faire autrement.

Vous allez montrer à votre cerveau un nouveau chemin neuronal pour faire face aux personnes en colère.

(« Chemin neuronal » ça fait vraiment super chic comme expression, vous ne trouvez pas ?)

Sortez de l’impasse neuronale dans laquelle vous vous fourrez systématiquement face à une personne en colère.

J’ai appris, durant les quelques années où j’ai pratiqué l’aïkido, qu’il était souvent judicieux de faire le contraire de ce que me disait mon instinct.

Alors, bien sûr, je ne suis pas en train de vous dire de ne jamais écouter ce que vous dicte votre petite voix intérieure, mais en tout cas, il n’est pas toujours bon de l’écouter.

Et face à une personne en colère, je puis vous assurer que la dernière chose qu’elle ait envie d’entendre, c’est de se calmer (mais ça, on en a déjà parlé. Je le répète pour ceux qui lise cet article en sautant des lignes pour aller plus vite).

Vous avez déjà été en colère évidemment. Et je suis sûr que quelqu’un vous a déjà dit de vous calmer sur un ton peu ou prou autoritaire. Ça a donné quoi ? Vous étiez encore plus énervé après, non ?

Petit encart culturel qui n’a rien à voir avec le sujet :

« Peu ou prou est une expression tombée complètement en désuétude (mais moi, je l’aime bien)

Peu ou prou = plus ou moins

Attention ! Cette expression ne vient pas de la marine ! Car il ne faut pas confondre avec ‘peu ou proue’ qui n’existe pas et ne voudrait rien dire.

Nous savons tous que ‘peu’ veut dire « pas beaucoup » ou « en faible quantité ».
Qu’en est-il de ‘prou’ ?

Cet adverbe qui signifie ‘beaucoup’ ou ‘assez’ et date du XIIIe siècle, vient du nom ‘prou’ qui voulait dire ‘profit'[1].
Au XVIIe siècle, on disait « avoir prou de quelque chose » pour dire qu’on en avait beaucoup.

Depuis, le mot est tombé en désuétude et n’est plus utilisé que dans notre expression apparue vers 1600, alors qu’un peu avant, on disait « ni peu ni prou » pour dire « ni peu ni beaucoup ».

[1] Jean de la Fontaine, dans « le paysan qui avait offensé son seigneur » écrivait :
« Or buvez donc, et buvez à votre aise ;
Bon prou vous fasse ! Holé, du vin, holé ! »

Source : http://www.expressio.fr/expressions/peu-ou-prou.php

Demander à quelqu’un qui est très en colère de se calmer est improductif et envenime, le plus souvent, la situation.

Il reste donc la possibilité, complètement contre intuitive, de lui dire le contraire :

« Je vous invite à exprimer complètement et librement votre colère »

J’imagine vos yeux s’écarquiller et devenir tout rond (oui, c’est la même chose, je sais)

Je le conçois, ça fait peut-être un peu pompeux comme phrase. Je vous concède que je ne l’utilise pas moi-même. En, fait j’utilise une phrase cousine de celle-ci.

Je préfère dire :

« Vous êtes vraiment en colère. »

5 petits mots faciles à retenir.

Demander à quelqu’un qui est très en colère s’il est en colère vous paraît complètement absurde ?

Oui, je le conçois complètement.

C’est un peu comme dire à quelqu’un qui possède une voiture rouge « ho ! t’as voiture est rouge ».

Oui, c’est absurde tellement c’est évident.

Et pourtant…

Une personne qui est en colère est tellement peu habituée dans notre culture à ce que ça colère soit reconnue que c’est déjà un début de soulagement.

Une personne en colère, ne se met pas en colère pour le plaisir de se mettre en colère. Ça veut dire que quelque chose de précieux à été touchée en elle et qu’elle demande à ce que ce soit entendu par la personne qui se trouve en face d’elle (et il s’avère que cette personne c’est vous).

Alors, oui, en reconnaissant pleinement la colère de l’autre, c’est déjà un premier cran pour qu’elle s’apaise.

Jacques Salomé, dans la méthode qu’il a créée, énonce différents besoins relationnels. Et il s’avère que l’un d’eux est d’être entendu. Un autre est d’être reconnu.

En demandant à l’autre s’il est en colère, vous lui faite le cadeau de l’entendre et de le reconnaître.

Si vous lui demandez « êtes-vous en colère ? », il vous répondra peut-être que non.

Mais il est aussi possible qu’il vous dise « oui, je suis en colère ». Et vous savez quoi ?

Il ne s’arrêtera probablement pas là.

Il vous dira oui, je suis en colère parce que…

Et c’est ça qui est précieux. C’est ce « parce que ». Il vous expliquera alors la raison de sa colère sans même que vous ayez besoin de lui demander la moindre explication.

Et dire le pourquoi d’une colère face une oreille attentive, c’est déjà très soulageant.

Car avant même de trouver la solution à son problème, la personne en colère a déjà besoin d’être entendue dans ce qu’elle a à dire.

J’aime l’expression :

« On ne remplit pas un sac déjà plein »

Et une personne en colère, a justement besoin de vider son sac.

Tant qu’elle n’aura pas abaissé son niveau émotionnel, elle sera incapable, ni de vous écouter, ni de vous entendre. Elle sera beaucoup trop envahie d’un flot de pensées qui ne demandent qu’à être évacuées par la parole pour abaisser la tension qu’elle vit sur l’instant.

Essayez et vous verrez.

Voilà, fin de la leçon. Ne me croyez pas sur parole. Ne dites pas non plus que c’est n’importe quoi sans l’avoir testé à plusieurs reprises.

À bientôt pour la leçon suivante qui, elle, parlera cette fois de justice.

Et si vous voulez un dernier conseil, celui que vous ne trouverez pas dans cet article, cliquez ici.

 

Leçon 4/10 

Comprendre le règlement intérieur de chez ma grand-mère pourrait vous être utile pour calmer une personne énérvée.

Vous voulez savoir pourquoi il y a tant de gens qui s’énervent contre vous et vous engueules toute la journée ?

(Bon, je force un peu le trait, j’avoue. Il n’y en a pas tant que ça de gens qui s’énervent contre vous. Et puis, heureusement, ce n’est pas tous les jours. Mais quand ça arrive, c’est quand même chiant).

C’est à cause des millions de codes législatifs qui existent en France. En France, il y a le code civil, le code pénal, le code de la route, le code du travail…

Des millions ?

Vous vous dites probablement là :

« Il est tombé sur la tête le mec ou il a fumé un truc illégal. Certes, il y a beaucoup de codes législatifs en France, mais pas des millions. »

Est-ce bien ça que vous vous êtes dit ?

Peut-être que vous ne vivez pas en France. Alors en quoi le code législatif français peut avoir des conséquences sur le fait que vous vous fassiez engueuler ?

Pour mieux me suivre dans ma pensée (pas si délirante que ça), je vous invite à poursuivre votre lecture.

Découvre vite le règlement intérieur de chez ma grand-mère. Ça pourrait vous être utile.

Enfant, lorsque je me rendais chez ma grand-mère, il y avait une règle absolue que je n’ai jamais osé transgresser. D’ailleurs, l’idée de transgresser cette règle ne m’a jamais traversé l’esprit ne serait-ce qu’une seconde.

Je vous dis tout.

Dans la salle à manger de ma grand-mère, le sol était constitué d’un parquet en bois. Ce parquet en bois était ciré de façon vraiment impeccable. Alors, pour ne pas l’abîmer, je devais me déplacer dans cette salle en utilisant des patins pour parquet.

Je n’ai jamais, de toute ma vie, vu ma grand-mère s’énerver. Mais peut-être que si j’avais marché sur son parquet avec mes chaussures et, surtout, un gravillon coincé entre deux crampons, ça aurait été différent.

Si j’avais rayé outrageusement le fabuleux parquet de ma grand-mère, peut-être qu’elle se serait mis en colère. Quoique, j’en doute, c’était vraiment une personne formidable. Paix est son âme.

Autre exemple :

j’ai connu une amie chez qui il fallait absolument se déchausser lorsque l’on passait le pas de sa porte d’entrée. Chaussures du dehors interdites. Elle aurait eu la visite du président de la République française ou le pape en personne, ça n’aurait rien changé. Ces personnes, aussi illustre soient-elles, auraient dû se déchausser et se retrouver en chaussettes pour pénétrer dans sa maison (et c’est là que les journalistes auraient fait tout un fromage médiatique en constatant qu’il y avait un trou dans la chaussette de Mr le président).

Pour la petite histoire, elle me raconta qu’un jour son beau-père était rentré dans sa maison avec ses bottes toutes boueuses et avait laissé des traces dans toute son entrée. Ça l’a rendu dingue de colère. Colère qu’elle n’a pas exprimée, elle l’a gardée bien au fond d’elle pour ne pas provoquer d’incident diplomatique familiale. Mais voyant l’empressement qu’elle a eu à sortir son seau et sa serpillière pour suivre sont beau-père à la trace, le pauvre homme a vite compris qu’il venait de violer une loi propre à cette habitation.

Vous l’aurez compris, chaque maison, chaque famille à son propre règlement intérieur. Mais il n’y a pas que les familles à avoir leur propre règlement intérieur. Chaque personne, vous et moi, avons chacun notre propre règlement intérieur.

Mais allons ausculter tout ça de plus près.

Réajustez vos lunettes à doubles foyers et poursuivez, je vous prie, votre lecture.

Tous les individus ont leurs règles.

Lorsque vous allez à l’étranger, vous vous adaptez aux règles du pays dans lequel vous arrivez (à moins que vous ne soyez un hors-la-loi).

Et les lois et règlements des pays sont très différents les uns des autres.

Il y a ce qui se fait et ce qui ne se fait pas, ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas.

Dans un pays, si vous ne respectez pas les lois, vous serez arrêté par les forces de l’ordre.

Et tout comme chaque pays, chaque personne a son propre règlement intérieur.

Chaque individu est donc comme un pays à lui tout seul. Il a en lui sa culture personnelle, mais aussi ses lois, son code de bonne conduite et ses interdits.

Oui, nous avons tous en nous un règlement intérieur qui nous est propre.

Selon votre personnalité et votre vécu, vous avez un règlement intérieur plus ou moins fournis en règles.

Vous me suivez ?

Ce que vous jugez mauvais pour vous, peut être bon pour moi.

Nous avons tous été éduqué selon un mode de pensée binaire basé sur le bien et le mal.

Petit exemple souvent polémique :

certains parents sont contre tous châtiments corporels sur leurs enfants. D’autres vont dire qu’une petite claque ou une fessée n’a jamais fait de mal à personne.

Bien ou mal ?

Bien pour certains parents et mal pour d’autres.

Tout est une question de point de vu.

Récemment, une grand-mère m’a fait part de combien elle a été choqué de voir son beau-fils, le père de sa petite fille, taper la main de son enfant car elle était agitée lors du repas.

Le père de cette petite fille n’y voit rien de mal, là ou la grand-mère en question en est très choquée.

Ainsi, pour le père de cet enfant, lui taper la main pour lui rappeler la règle est autorisé tandis que pour la grand-mère, le moindre geste interprétable comme de la violence est interdit.

La grand-mère peut alors ressentir de la colère car ça réveil en elle un sentiment d’injustice. Selon elle, il n’est pas juste d’avoir un tel geste.

Pour le père, selon ses propres règles de vie, cela est parfaitement normal et acceptable.

Et selon vos règles à vous ? Quelle est la limite acceptable ?

Ne discutes pas, t’as tort (et moi, j’ai raison)

Face à ce genre de situation, on rentre alors dans la querelle de qui a tort et qui a raison.

Querelle, à priori stérile, puisque chacun est persuadé d’avoir raison. Et, effectivement, chacun à raison et est dans son bon droit selon son propre règlement intérieur.

Dans ce cas-là, dire à quelqu’un que ce qui vient de se passer ou ce qui se passe est intolérable, injuste et interdit est une façon de reconnaître l’existence de son règlement intérieur.

Reconnaître l’existence du règlement intérieur de l’autre ne veut pas dire qu’on l’approuve.

Mais le fait d’être simplement entendu par l’autre et reconnu dans sa façon différente de penser a, le plus souvent, un effet apaisant sur la personne en colère.

Simplement dire à quelqu’un que :

« Oui, ce qui vient de se passer est intolérable pour vous. » c’est déjà un premier pas vers l’apaisement.

Un simple « pour vous, ça ne se fait pas » est déjà une reconnaissance de la vision de la personne en colère.

C’est pô juste

  • Oui, ce qui vient de se passer est intolérable pour vous.
  • Pour vous, ça ne se fait pas.
  • Pour vous, ce qui vient de se passer n’est pas bien.
  • Vous trouvez ça injuste.
  • Ça dépasse vos limites de tolérance.

Dire simplement à quelqu’un une phrase de ce type, permet un début de dialogue. Pas besoin d’être d’accord sur tout pour commencer à s’entendre.

Pour toute personne, le fait d’être reconnue (sans pour autant être d’accord) dans ses propres règles et principes de vie, a un effet apaisant sur sa colère.

C’est en utilisant ce principe que les ambassadeurs parviennent à apaiser des tensions diplomatiques entre pays.

Devenez l’ambassadeur de votre propre pays intérieur pour apaiser les autres, mais aussi vous apaiser vous-même. Si vous acceptez que les autres puissent avoir un « règlement intérieur » différent du vôtre, vous verrez que vous vous énerverez beaucoup moins.

Voilà fin de la quatrième leçon de comment calmer une personne en colère. Vous allez découvrir dans le prochain chapitre un cinquième conseil. et pour lire le conseil que vous ne trouverez pas dans cet article, et découvrir en plus d’autres conseils relationnels, cliquez ici.

Leçon 5/10

Pour calmer quelqu’un qui est en colère, laissez-le prendre ses aises dans votre fauteuil préféré.

Nous avons vu, dans la leçon N°1, la toute première action à faire pour calmer une personne en colère. Aujourd’hui, j’ai envie de compléter cette première leçon en vous faisant cadeau d’un texte que j’aurais aimé écrire.

Je vous suggère de le lire une première fois, puis une seconde fois… Ensuite, relisez-le chaque jour, le matin, durant plusieurs semaines afin de vous en imprégner complètement.

Écouter

 Écouter est peut-être le plus beau cadeau que nous puissions faire à quelqu’un… C’est lui dire, non pas avec des mots, mais avec ses yeux, son visage, son sourire et tout son corps : tu es important pour moi, tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là… Pas étonnant si la meilleure façon pour une personne de se révéler à elle-même, c’est d’être écoutée par une autre !

Écouter, c’est commencer par se taire… Avez-vous remarqué comment les « dialogues » sont remplis d’expressions de ce genre : « c’est comme moi quand… » ou bien « çà me rappelle ce qui m’est arrivé… » Bien souvent, ce que l’autre dit n’est qu’une occasion de parler de soi.

Écouter, c’est commencer par arrêter son petit cinéma intérieur, son monologue portatif, pour se laisser transformer par l’autre. C’est accepter que l’autre entre en nous-mêmes comme il entrerait dans notre maison et s’y installerait un instant, s’asseyant dans notre fauteuil et prenant ses aises.

Écouter, c’est vraiment laisser tomber ce qui nous occupe pour donner tout son temps à l’autre. C’est comme pour une promenade avec un ami : marcher à son pas, proche mais sans gêner, se laisser conduire par lui, s’arrêter avec lui, repartir, pour rien, pour lui…

Écouter, c’est ne pas chercher à répondre à l’autre, sachant qu’il a en lui-même les réponses à ses propres questions. C’est refuser de penser à la place de l’autre, de lui donner des conseils et même de vouloir le comprendre.

Écouter, c’est accueillir l’autre avec reconnaissance tel qu’il se définit lui-même sans se substituer à lui pour lui dire ce qu’il doit être. C’est être ouvert positivement à toutes les idées, à tous les sujets, à toutes les expériences, à toutes les solutions, sans interpréter, sans juger, laissant à l’autre le temps et l’espace de trouver la voie qui est la sienne.

Écouter, ce n’est pas vouloir que quelqu’un soit comme ceci ou comme cela, c’est apprendre à découvrir ses qualités qui sont en lui spécifiques. Être attentif à quelqu’un qui souffre, ce n’est pas donner une solution ou une explication à sa souffrance, c’est lui permettre de la dire et de trouver lui-même son propre chemin pour s’en libérer.

Écouter, c’est donner à l’autre ce que l’on ne nous a peut-être encore jamais donné : de l’attention, du temps, une présence affectueuse.

Apprendre à écouter quelqu’un, c’est l’exercice le plus utile que nous puissions faire pour nous libérer de nos propres détresses… C’est en apprenant à écouter les autres que nous arrivons à nous écouter nous-mêmes, notre corps et toutes nos émotions, c’est le chemin pour apprendre à écouter la terre et la vie, c’est devenir poète, c’est-à-dire sentir le cœur et voir l’âme des choses.

À celui qui sait écouter, est donné de ne plus vivre à la surface : il communie à la vibration intérieure de tout vivant.

Texte de André Gromolard.

Voilà, je vous laisse méditer là dessus… et le relire.

petit rappel avant que vous ne lisiez la leçon N° 6 : pour lire le conseil que vous ne trouverez pas dans cet article, et découvrir en plus d’autres conseils relationnels, cliquez ici.

 

Leçon 6/10

Comment utiliser une machine virtuelle à remonter le temps pour calmer une personne en colère.

Aujourd’hui, je vais vous parler d’hypothèses de causalités et de solutions rétroactives supposées.

Ça en jette, non ?

Ça, c’est du mot intelligent, hein ? Quand vous allez parler d’hypothèses de causalités et de solutions rétroactives supposées au prochain repas de famille ou à votre groupe de copines, c’est sûr, que vous aller les impressionner.

Mais vous n’êtes pas là pour ça. Ce n’est pas votre objectif premier.

Ce que vous voulez, vous, c’est avoir des outils pour calmer rapidement quelqu’un qui est en colère.

Eh bien, vous allez découvrir un nouvel outil immédiatement.                      

Si je suis tombé dans l’eau, c’est la faute à Rousseau

Petit intermède musical pour les mélomanes qui lisent cet article. Est-ce votre cas ?

 

Avez-vous déjà remarqué que lorsque vous êtes en colère c’est toujours « la faute de… » ou « à cause de… » ?

Moi, la dernière fois que je me suis mis en colère, c’était « la faute de » ma compagne qui est arrivée en retard à un rendez-vous qui était important pour moi.

Autre exemple :

Si Mr Noël se rend au SAV du magasin de jouets de sa ville le 26 décembre c’est « à cause » du fait que le jouet qu’il a acheté ne fonctionne pas. Et pour lui, c’est la faute du responsable du magasin en question qui ne vérifie pas le bon fonctionnement des jouets avant de les mettre en vente (ceci dit, il faudrait une sacrée équipe de testeurs s’il fallait tester le bon fonctionnement de chaque jouet avant de les mettre en vente).

Vous l’aurez compris : pour qu’il y est colère, il faut une cause. En CNV (communication non violente) on appelle ça un stimulus.

Ok, c’est bien joli tout ça, mais, pour l’instant, ça vous aide pas à calmer une personne en colère. Mais c’est normal, vous n’avez pas encore lu tout ce chapitre pour comprendre le principe dans sa globalité. Ce n’est que l’élément « 1 ». Passons maintenant à l’élément « 2 ».

Ce n’est pas parce que ce n’est pas dit que ça ne s’entend pas.

J’en reviens à ma colère du fait que ma compagne soit arrivée en retard à notre dernier rendez-vous.

Elle arrive (en retard) et moi, je ne dis rien concernant ce retard. Je ne dis rien de ma colère. Mais elle voit bien qu’il y a quelque chose qui me contrarie. J’ai le visage fermé, mes gestes sont rapides, saccadés et je fais du bruit plus qu’à l’accoutumée…   Tout dans mon attitude, et mon comportement, indique que je suis en colère.

Dans sa grande sagesse, elle me demande gentiment si c’est le fait qu’elle soit arrivée en retard qui me contrarie ? Bravo, en plein dans le mille, c’est exactement ça et je lui réponds que oui.

Et vous savez quoi ?

Le fait qu’elle me dise la cause de ma colère m’avait déjà un tout petit peu apaisé. Ce n’est pas suffisant pour me calmer complètement, mais j’ai bien senti que mon degré de colère (sur une échelle de 0 à 100) venait de descendre de quelques degrés.

Explications théoriques :

nous avons tous le désir d’être compris. Et d’autant plus, lorsque l’on est en colère.

Une personne en colère exprime, à sa façon, un besoin d’écoute et de compréhension. Le fait de me sentir compris dans la cause de ma colère était déjà un bon début sur le chemin de mon apaisement émotionnel.

Et si j’avais su…

Si j’aurais su, j’aurai pas venu

Si j’avais su qu’elle arriverait en retard, j’aurai pris mes dispositions.

Donc, j’en étais au fait que ma compagne me demandait si c’est le fait qu’elle ne soit pas arrivé à l’heure prévue qui me contrariait.

Et dans sa grande sagesse, la voilà qui rajoute :

« Tu aurais préféré que j’arrive à l’heure. »        

Mais bien sûr que j’aurais préféré qu’elle arrive à l’heure. Si elle était arrivée à l’heure, je ne serais pas énervé comme ça.

Mais là encore, le fait qu’elle me dise à haute voix ce que j’aurais préféré, a eu pour effet de faire chuter encore de quelques degrés mon niveau émotionnel de colère.

Là encore, explications théoriques :

le fait d’entendre simplement la solution qui aurait été bénéfique permet à une personne en colère de se sentir comprise. Bien qu’il soit impossible de remonter dans le temps pour faire autrement, le fait d’entendre ce qu’elle aurait souhaité a souvent un effet apaisant sur la personne en colère.

Pourquoi ?

Tout simplement parce qu’une partie de notre cerveau inconscient ne connaît pas la notion de temps. Le fait d’entendre la solution idéale engendre une image mentale qui emmène un léger apaisement et parfois un apaisement total.

Si vous ne me croyez pas, essayez ceci.

1-Vous vivez une situation qui vous contrarie.

2-fermez les yeux et imaginez, de façon la plus réaliste possible, la situation que vous auriez préférée.

3-sentez l’émotion de colère s’apaiser un peu… voir disparaître.

La prochaine fois…

La prochaine fois que vous vous trouvez devant un individu énervé, demandez-lui simplement si c’est à cause de tel ou tel événement qu’il est énervé et demandez-lui s’il aurait préféré que les choses se passent de telle ou telle façon.

Vous pourriez être agréablement surpris de voir l’autre vous répondre simplement « oui, bien sûr » et voir la personne s’apaiser.

C’est une méthode que j’ai déjà utilisée avec succès plusieurs fois.

Plus que 3+1 leçons à lire (et à mettre en application).

Pour obtenir la 11èm leçon, celle que vous ne trouverez pas sans cet article, cliquez ici.

Leçon 7/10

Une grosse colère ? Une tétine, un câlin, et c’est réglé.

Bébé fait une grosse colère. Sauf que ce bébé à 30 ans passés et pèse dans les 120 kg pour 1,95 mètre.

Vous l’aurez compris, on parle ici d’une personne pas contente qui vous expulse sa frustration au visage en vous criant que c’est lamentable, inadmissible, intolérable, ubuesque…

Imaginez-vous devant la personne précédemment décrite et prenez ici une voix idiote comme lorsque l’on s’adresse à un tout petit bébé et dites à haute voix :

Hoooo !!!! Gros bébé est en colère. Gros bébé n’est pas content. Gros bébé veut que je fasse exactement comme il voudrait, car gros bébé veut quelque chose. Je vais lui coller une tétine dans la bouche et gros bébé va se calmer, hein ? Et après, il aura droit un gros câlin.»

Non, ce n’est pas le conseil du jour pour calmer quelqu’un de très en colère. Si vous faites ça, le gros bonhomme éclate de rire ou… vous colle une claque titanesque qui vous fera faire trois tours dans votre slip sans toucher l’élastique.

Ce n’est pas le conseil du jour pour calmer quelqu’un de très en colère, mais on s’en approche.

Petit bébé en colère est devenu un grand adulte furieux.

Bébé est en colère, frustré, désappointé… Que faites-vous ?

  • Option 1 : vous lui mettez une tétine en bouche.
  • Option 2 : vous le prenez dans vos bras pour le calmer.
  • Option 3 : vous vérifiez si sa couche n’est pas souillée.

Maintenant, quand c’est une montagne de muscles et de gras qui vocifère dans vos oreilles à quelques centimètres de votre visage, c’est autre chose… et pourtant c’est la même chose.

Même adultes, nous réagissons instinctivement comme des bébés. Heureusement, que nous avons aussi un cortex préfrontal pour ne pas laisser libre cours à nos réactions instinctives.

Mais parfois, ce barrage intellectuel ne suffit pas et c’est l’émotion qui prend le dessus.

Et quand on se sent frustré et c’est bien souvent la colère qui surgit.

Vouloir calmer quelqu’un en agissant sur l’émotion, c’est comme vouloir éteindre un feu en remuant la fumée qu’il produit.

L’émotion n’est que la conséquence, la réponse, à quelque chose de beaucoup plus profond.

En éteignant le feu, il n’y a plus de fumée.

Pour le bébé, une fois répondu à sa demande, à son attente, il se calme.

Si bébé pleure parce que ça couche est souillée, une fois au propre, le voilà apaisé.

S’il pleure parce qu’il a faim, une fois nourri le voilà tranquille.

S’il est douloureux, une fois un antalgique adapté à son âge donné, le voilà beaucoup plus calme une fois la douleur atténuée.

Une fois soulagé de ce qui lui manque, l’émotion colère disparaît.

Les adultes fonctionnent de la même façon. Bien sûr, nous avons développé notre néocortex qui permet de contrôler (jusqu’à un certain point) nos émotions, mais le principe reste exactement le même. Quel que soit l’âge d’une personne, au fond, il y aura toujours une pulsion qui le poussera à agir comme un bébé.

Et tout ça c’est à cause de quoi ?

Découvrez-le en poursuivant votre lecture.

De quoi avez-vous besoin, ici et maintenant ?

Nous avons vu que l’être humain, qu’il soit bébé ou adulte, réagi souvent par la colère lorsqu’il est frustré.

Et quand est-on frustré ?

Quand on n’obtient pas ce dont on a besoin.

Nous avons tous des besoins.

Certains sont évidents : Vous lisez cet article, mais au bout d’un moment dans votre journée, vous aurez faim (besoin de boire et manger). Vous aurez aussi besoin d’aller faire pipi pour vider votre vessie (besoin d’éliminer).

Si vous êtes passager en voiture sur l’autoroute, et que vous avez une envie pressante d’aller aux toilettes, c’est sûr que vous allez l’exprimer haut et fort au chauffeur pour qu’il s’arrête sur la prochaine aire de repos afin que vous puissiez vous soulager.

Si vous rentrez chez vous à une heure tardive et que vous avez une faim de loup, il est fort probable que vous allez ouvrir votre réfrigérateur ou vos placards à la recherche de nourriture.

Et si dans les deux exemples cités, si quelqu’un vous empêche de répondre à votre besoin, c’est la colère qui se manifestera en vous pour mobiliser l’énergie pour faire face à l’autre qui devient un obstacle.

Ce sont là des besoins de bases. Et une fois qu’ils sont assouvis, vous voilà beaucoup mieux et apaisé.

Mais certains des besoins humains sont beaucoup plus subtils.

Il y a le besoin de reconnaissance, le besoin d’être entendu et écouté, le besoin d’appartenance à des groupes sociaux, le besoin de divertissements…

Mais revenons à notre client énervé.

Il est énervé, tic-tac, il est calmé.

Face à une personne énervée, il vous « suffit » de lui proposer une solution pour répondre à son besoin et le voilà calmé.

Bon, je vous l’accorde : c’est facile à dire, mais pas si simple à mettre en place. Mais avec un peu de pratique, finalement, ça vient assez facilement. C’est comme tout, c’est une compétence à développer.

Une fois identifié le besoin à combler, il est plus facile de trouver une solution pour le satisfaire.

Vous trouverez ci-dessous ma liste de besoins.

Besoins physiologiques : besoin d’eau, de manger, de respirer, d’aller aux toilettes, dormir…

Besoin de sécurité : besoin de s’abriter, de protection contre les agressions & la maladie, d’éviter les dangers…

Besoin de liberté : besoin d’aller où bon nous semble quand bon nous semble. De faire ce qu’il nous plaît…

Besoin de confort : besoin Bouger son corps (exercices physiques), détente, de repos…

Besoin d’appartenance : besoin d’amour, d’appréciation, de chaleur affective, de confiance, d’intimité…

Besoin d’écoute : besoin d’attention, de soutien…

Besoin de gratitude et de reconnaissance : besoin d’estime de soi, de valorisation, de reconnaissance…

Besoin de respect :  besoin d’égalité, d’équité, de respect de mes valeurs et croyances, de respect de mes biens, de mes proches et de mon espace…

Besoin de se sentir progresser : besoin d’’évoluer, d’apprendre, de gagner en compétence…

Besoin de divertissement : besoin de rire, de jeux…

Besoin de contribuer : besoin de donner, partager, d’apporter aux autres, de protéger la communauté…

Besoin de paix, d’ordre et d’harmonie : besoin d’intimité avec soi-même, d’apaisement, d’équilibre, de respect des règles…

par conséquent :

Une personne ne se met jamais en colère contre vous, elle le fait pour répondre à un besoin urgent propre à elle-même.

Identifiez le besoin et proposez une première solution, puis une deuxième ou encore une troisième…

Une fois le besoin identifié et comblé, la colère n’a plus lieu d’être.

Vous ne verrez plus la colère de la même façon désormais.

 

si vous voulez le dernier, conseil, le onzième, celui qui n’est pas dans cet article, cliquez ici pour le recevoir).

Leçon 8/10 

Découvrez comment calmer les gens énervés grâce à un couteau suisse.

Une fois de plus, vous voilà devant une personne énervée.

Vous n’en avez pas marre ? Je suis sûr que non, car vous apprenez, petit à petit, comment faire face aux personnes qui expriment de la colère.

Peut-être même que vous êtes un peu impatient que ça arrive pour mettre en pratique vos nouvelles connaissances relationnelles.

Aujourd’hui, vous allez apprendre une nouvelle technique pour calmer les autres. Je l’ai appelé la technique du couteau suisse.

Mais rentrons tout de suite dans le vif du sujet.

Une action pour chaque outil.

Lame, scie, ciseaux, lime à ongles, tir bouchon, Décapsuleur, tournevis, pince, pique, règle.

Ce sont là 10 outils que vous pouvez trouver sur un couteau suisse.

Chacun de ces mini-outils, peut vous sortir d’une situation délicate ou embarrassante.

Vous êtes en pique-nique avec des amis et là, pas de tire-bouchon pour ouvrir la bonne bouteille de vin qui accompagnerait votre fromage. Ouf, vous avez votre couteau suisse.

À ce même pique-nique, vous avez aussi oublié votre couteau pour couper de belles tranches de saucisson sec pour accompagner une bonne bouteille de vin. Pas de panique, vous avez votre couteau suisse.

Eh bien, dans une situation relationnelle un peu tendue, c’est pareil. Vous pouvez vous en sortir avec un couteau suisse un peu particulier : votre couteau suisse relationnel.

Le couteau suisse n’a qu’un seul inconvénient : il ne faut pas l’oublier. Le principe du couteau suisse c’est de l’avoir toujours sur soi (même quand vous prenez une douche, gardez-le à porter de main. On ne sait jamais… il pourrait servir.

Le couteau suisse relationnel, lui, n’a pas cet inconvénient puisque vous l’avez en tête.

Avec chacun des outils de votre couteau suisse, vous pouvez effectuer une action très précise :

Avec la scie… vous sciez

Avec le couteau…vous coupez

Avec la pince…vous pincez.

Je ne vais pas tout énumérer, je pense que vous avez compris le principe.

Avec un couteau suisse relationnel, c’est la même chose : vous pouvez effectuer une action très précise face à une personne en colère.

Voici les 10 actions possibles que vous pouvez faire dans une situation relationnelle délicate :

  • S’excuser
  • Soigner
  • Aider
  • Promettre
  • Proposer
  • Réparer
  • Rembourser
  • Payer
  • Remplacer
  • Demander

Vous ne voyez peut-être pas trop où je veux en venir pour l’instant. Donc…

Pour illustrer mon propos, je vais partir d’une situation concrète.

Votre voisine est une co… 

Vous êtes là tranquille dans votre jardin à jouer au foot avec votre meilleur pote.

Vous vous amusez. Il fait beau, le ciel est bleu et les oiseaux chantent… Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Mais ça ne va pas durer.

Pris dans la fougue du jeu, voilà que vous shootez particulièrement fort dans le ballon.

Là, vous voyez le ballon faire une embardée dangereuse vers la baie vitrée de la véranda de votre voisine. Votre voisine qui est justement en train de se dorer la pilule dans son jardin.

Dans votre tête vous hurlez intérieurement non, non, non, non !!!!

Mais… Si.

Le ballon vient fracasser la baie vitrée de votre voisine.

Et là, c’est le drame.

Votre voisine si chétive se transforme soudain sous vos yeux en miss Hulk et elle n’a pas l’air contente… mais alors, pas contente du tout.

Et c’est là que vous visualisez votre couteau suisse relationnel. Quels outils allez-vous utiliser ?

10 actions possibles. Faites votre choix…

Ici, nous allons énumérer 10 actions possibles que vous pouvez effectuer avec votre couteau suisse relationnel.

On y va ?

On va reprendre la situation de départ en utilisant, à chaque fois, un verbe différent. Ça va vous permettre de mieux comprendre le principe.

Vous êtes prêt(e) ?

On y va !!

S’excuser

Je suis vraiment désolé, je suis navré, je vous prie de m’excuser.

Les excuses, sincères bien sûr, ont souvent pour effet de calmer la tension émotionnelle. Il est plus difficile de s’énerver contre quelqu’un qui fait preuve de réels regrets.

Dans ce cas, effectivement ça ne remplacera pas la baie vitrée cassée, mais ça montre que l’incident ne vous laisse pas indifférent.

Soigner

Votre voisine a une petite égratignure de rien du tout sur le bras. C’est l’occasion de faire valoir votre vocation d’infirmière. Après vous être excusé, vous disparaissez chercher de quoi désinfecter la plaie bénigne.  

Ben oui, c’est difficile de faire preuve de colère face à quelqu’un qui vous prodigue les premiers soins.

Aider

Vous êtes revenu de chez vous avec votre mallette de premiers secours… mais pas seulement. Vous avez également ramené votre balai et votre pelle à balayures.

Votre intention est, bien sûr, d’aider à ramasser les éclats de verre.

Avoir un geste altruiste envers une personne énervée peut la calmer très vite.

Promettre

Dans le cas présent, faites simplement la promesse que ça n’arrivera plus et que vous y serez particulièrement attentif.

Faire une promesse, a en général, un effet rassurant. Ça crée ou recrée un lien de confiance.

Dans ce cas-là, il est important, pour que cela soit apaisant, de ne pas avoir d’antécédents de promesses non tenues avec votre interlocuteur.

Proposer

Là, il suffit tout simplement de demander en quoi vous pourriez vous rendre utile pour la personne ou en quoi vous pourriez l’aider.

Il suffit tout simplement de dire « En quoi puis-je vous être utile ? » ou « Comment pourrais-je vous aider ? »

C’est une façon d’aider, mais cette fois en laissant le choix de votre aide à la personne concernée. Ça lui laisse plusieurs options possibles. Et en plus, ses pensées vont se tourner vers une solution et donc, par conséquent, se détourner de l’émotion. C’est, en quelque sorte, un détournement subtil d’attention.

Réparer

Ce qui est génial dans ce malheur, c’est que vous êtes vitrier, c’est votre métier.

Non ? Ce n’est pas le cas. Bon, imaginons-le pour l’exemple.

Vous allez donc pouvoir réparer les dégâts. Ça, c’est vraiment super.

Réparer les dégâts causés, c’est toujours une bonne façon de faire baisser la colère de quelqu’un.

Rembourser

Bon, ok, vous n’êtes pas vitrier. Mais vous êtes riche. Il ne vous reste plus qu’à rembourser la facture que va recevoir votre voisine pour les dégâts occasionnés.

Dire « Je vous rembourserai la facture, quel que soit le montant » est toujours très efficace pour calmer quelqu’un (même si, parfois, ça peut s’avérer coûteux… très coûteux).

Payer

Non, non, je ne cherche pas à rallonger la sauce en mettant un synonyme de rembourser. Heu… si un peu quand même.

Remplacer

Remplacer, réparer, c’est un peu la même chose me direz-vous. Là, ce n’est plus rallonger la sauce, c’est carrément la diluer.

Mais c’est vrai que dans l’exemple proposé il n’y a pas de nuances entre « remplacer »et « réparer », c’est la même chose.

Mais si je remplace l’exemple par un autre, les mots « remplacer » et « réparer » ne veulent plus dire la même chose :

imaginons que vous avez cassé une lampe chez votre voisine. Eh bien, vous pouvez lui proposer de la remplacer par cette lampe qu’elle a trouvée super belle chez vous (sauf que c’est un cadeau de votre belle-mère. Mais à circonstances exceptionnelles, réponse exceptionnelle : vous vous débarrassez de cette lampe que vous trouvez horrible et belle-maman ne pourra pas se vexer car, là, c’est vraiment pour la bonne cause. C’est vrai, quoi. C’est important de bien s’entendre entre voisins, non ?)

Demander

Il vous reste une dernière option, votre dernière arme secrète pour calmer votre voisine. Celle de demander. Mais vous n’allez pas demander n’importe quoi et surtout, pas à n’importe qui.

Vous allez demander à votre cousin, qui est bricoleur, plutôt beau garçon, et qui plaît à votre voisine, de venir lui monter une baie vitrée toute neuve à moindre coût. (le cadeau que vous ferez a votre cousin l’année suivante pour son mariage vous coûtera peut-être plus cher qu’une réparation d’ailleurs).

Ou, le plus simple, et je suis sûr que vous y avez pensé dès le début, c’est de demander l’intervention à votre assureur tout simplement.  

Et là aussi, une fois la solution trouvée pour arranger le problème et bien ça veut dire que justement, il n’y a plus de problème. Donc si pas de problème, pas de colère… 

Ranger votre couteau suisse relationnel entre deux neurones de votre cerveau.

Voilà, il ne vous reste plus qu’à apprendre par cœur ces 10 verbes d’action pour les ressortir à la vitesse de l’éclair de votre cerveau dans toutes situations conflictuelles.

Une onzième option est toujours possible, selon la situation : courir très vite dans le sens opposé d’où se trouve votre interlocuteur. Ça ne le calmera pas, mais ça peut aussi être utile dans certaines situations des plus fâcheuses (mais assurez-vous de courir plus vite que l’autre dans ce cas-là).

Et pour le conseil inédit, c’est ici.

Leçon 9/10 : comment calmer une personne en colère.

L’idée piquée aux enquêteurs de police pour calmer une personne en colère.

Imaginez (à moins que vous ne le viviez là dans l’instant) : 

vous êtes à votre travail, là, à lire tranquillement cet article, planqué derrière votre ordinateur, histoire de faire une petite pause détente.

Vous êtes détendu et apaisé.

Et là, d’un coup, Sophie, une collègue, vous interpelle de façon agressive et vous reproche un truc dont vous ne comprenez rien. Elle vous parle d’un événement dont vous vous souvenez à peine. Son débit est tellement rapide que vous avez du mal à suivre son monologue.

C’est là que vous allez utiliser une méthode piquée aux enquêteurs de police pour la clamer vite fait, bien fait.

Vous n’êtes pas flic, mais faites comme si…

Avez-vous déjà eu affaire à un enquêteur de police ?

Personnellement, ce n’est pas le cas pour moi… pour l’instant.

Mais tout comme moi, vous avez certainement vu des dizaines, voir des centaines, de séries policières.

Chaque épisode commence toujours de la même façon : un meurtre a eu lieu. Les super enquêteurs (genres les experts ou Columbo) mènent l’enquête et finissent toujours par trouver le coupable.

En quoi ces séries peuvent-elles vous aider à calmer une personne en colère ?

Eh bien, vous allez tout simplement faire comme elle : vous allez mener l’enquête (et je suis sûr que vous allez vous découvrir une âme d’inspecteur de police).

Une collègue vous interpelle de façon agressive et vous reproche un truc dont vous ne comprenez rien.

Retour à la situation initiale :

imaginez (à moins que vous ne le viviez là dans l’instant)

Vous êtes à votre travail, là, à lire tranquillement cet article, planqué derrière votre ordinateur, histoire de faire une petite pause détente.

Vous êtes détendu et apaisé.

Et là, d’un coup, Sophie, une collègue, vous interpelle de façon agressive et vous reproche un truc dont vous ne comprenez rien. Elle vous parle d’un événement dont vous vous souvenez à peine. Son débit est tellement rapide que vous avez du mal à suivre son monologue.

Qu’allez-vous faire ?

Plusieurs options s’offrent à vous.

  • Vous pouvez lui dire combien elle est trop conne de vous agresser comme ça.
  • Vous pouvez lui dire sur un ton agressif de se calmer tout de suite car sinon vous appelez immédiatement le service de sécurité (Ha oui, c’est vrai, il n’y a pas de service de sécurité là où vous travaillez).
  • Coup de boule sur son nez, coup de coude dans sa mâchoire, attrapage de cheveux et « fracassage » de son front sur le bureau. Affaire réglée !!

Non, ce ne sont pas les conseils que je vous invite à suivre. Et si vous mettez les pratiques nommées ci-dessus en application, je me décharge de toutes responsabilités.

Vous ne comprenez pas ce que cette collègue vous reproche. Que faire alors ? Eh bien vous allez faire comme les enquêteurs… Vous allez enquêter.

Comment ?

Simplement en posant des questions. Mais attention ! Pas n’importe quelles questions, et pas dans n’importe quel ordre. Vous allez suivre une trame.

Pourquoi poser des questions à quelqu’un peut l’aider à se calmer ?

Une personne en colère a, en tout premier lieu, besoin d’être écoutée et comprise. Parfois le simple fait d’être écouté et compris permet à un individu en colère de se calmer sans qu’aucune solution n’ait été trouvée à son problème.

Poser des questions, s’intéresser à l’autre, c’est lui apporter l’attention dont il a besoin. Cela permet de faire baisser la charge émotionnelle.

Ainsi, la personne en colère peut dire par des mots ce qui se passe en elle plutôt que l’exprimer par la violence envers des objets, envers soi-même ou envers d’autres personnes.

Menez l’enquête, poser des questions, permet ainsi à l’autre de vider son sac comme on dit.

J’interroge, je questionne, j’enquête, je demande, je m’enquiers…

Pour mener une enquête bien ficelée et bien propre (l’air de rien) vous allez utiliser la méthode QQOQCCP (je vous mets au défi de retenir ce sigle).

QQOQCCP ça veut dire :

  • Qui ?
  • Quoi ? (Qu’est-ce que…?)
  • Où ?
  • Quand ?
  • Comment ?
  • Combien ?
  • Pourquoi ? (Pour quelles raisons… ?)

Cette méthodologie est aussi appelée les cinq W ou Five W (pour « Who, What, Where, When, Why  »)

Cette façon de faire à un double bénéfice : l’autre s’exprime, se sent écouté et ça l’aide à se calmer. Et pour vous, ça vous donne un maximum d’éléments pour mieux comprendre la situation.

Voulez-vous connaître la fin de l’histoire ?

Imaginez (à moins que vous ne le viviez là dans l’instant)

Vous êtes à votre travail, là, à lire tranquillement cet article, planqué derrière votre ordinateur, histoire de faire une petite pause détente.

Vous êtes détendu et apaisé.

Et là, d’un coup, Sophie, une collègue, vous interpelle de façon agressive et vous reproche un truc dont vous ne comprenez rien. Elle vous parle d’un événement dont vous vous souvenez à peine. Son débit est tellement rapide que vous avez du mal à suivre son monologue.

Vous : Pourquoi es-tu si en colère ?

Sophie : c’est parce que j’ai appris que tu as dit à tout le monde que je suis nulle dans mon boulot.

Vous : Quand est-ce que j’ai soi-disant dit ça ?

Sophie : Tu l’as dit en salle de pause hier matin.

Vous : Qui était présent ?

Sophie : Il y avait Pauline, Alfred et Sophie.

Vous : Et qui t’a dit que j’ai dit que tu es nulle dans ton boulot ?

Sophie : C’est Alfred.

Vous : Et qu’est-ce qu’il t’a dit exactement ?

Sophie : Il m’a répété que tu lui as dit que je passais trop de temps à la photocopieuse.

Vous : A-t-il précisé combien de temps ?

Sophie : oui, il a parlé de 20 minutes.

Vous : Pourquoi as-tu passé 20 minutes à la photocopieuse ?

Sophie : Parce qu’il manquait du papier et qu’ensuite la machine me sortait toutes mes copies en miniatures. J’ai passé un temps fou à tout régler. Je ne suis pas technicienne en photocopieuse moi ! Il y a des boutons partout et je n’y comprends rien.

Vous : Quand tu te retrouves à la photocopieuse, t’arrive-t-il de te sentir en difficulté pour la régler correctement ?

Sophie : Oui, je la trouve compliquée à régler et j’y perds beaucoup de temps.

Vous : Je te propose de passer une demi-heure demain matin à 9h00 pour t’expliquer comment t’en servir sans difficulté afin que tu te sentes à l’aise dans ton travail. Enfin, sache que je suis très satisfait de ton travail. Tu es une excellente collaboratrice.

Fin de l’histoire.

En quelques questions précises, tout s’est arrangé.

Sortez votre casquette d’enquêteur (ou d’enquêtrice).

À votre tour maintenant. Enquêtez, posez des questions précises qui vous permettront d’éclaircir les faits, rien que les faits.

Vous serez surpris(e) du résultat.

 

Et le conseil inédit que vous trouverez en cliquant ici pourrait aussi vous surprendre.

Leçon 10/10

Voici la formule ultime pour clouer le bec à un oiseau de malheur qui vous engueule.

Je vais vous raconter une courte histoire. Vous aimez les histoires ? Tout le monde aime les histoires. Surtout, quand elles sont un peu sordides, non ?

Je me lance.

Je vous souhaite de ne jamais, ô grand jamais, vivre cette situation :

vous êtes en Espagne, sous un soleil de plomb, et vous ne vous sentez vraiment pas bien. La tête vous tourne, vous sentez une sueur glaciale vous couler dans le dos.

Vous vous retournez pour faire part à votre maman, qui se trouve derrière vous, de votre mal-être.

Et là, l’horreur se produit.

Vous vomissez sur les chaussures d’un inconnu qui se trouve là.

Bien sûr, il beugle comme un taureau à qui vous voulez piquer la vache en chaleur et s’il avait eu des cornes vous vous retrouveriez empalé sur-le-champ.

Cette histoire est vraie. Je l’ai vécue il y a plusieurs années.

Bon ! Comme l’homme était espagnol, et que je ne parle pas un mot de cette langue, il m’a été impossible de discuter avec lui. C’est ma pauvre mère qui s’en est chargée à l’époque.

Dans ce genre de situation, une option possible pour faire baisser la tension émotionnelle est de s’excuser. Ça parait la moindre des choses.

Mais pour que des excuses soient efficaces et n’enveniment pas une situation déjà tendue, il y a quelques règles basiques à respecter.

Je ne m’appelle pas Rousseau. Ce n’est pas de ma faute si tu es tombé dans l’eau.

Ben oui !!

Vous avez fait une connerie.

Oui, je sais, ce n’est pas de votre faute. Tout comme moi, ce n’est pas de ma faute si j’ai vomi sur les chaussures de ce pauvre homme.

Bon, je reconnais que ce n’est pas l’exemple le plus approprié pour confirmer que s’excuser calme toutes les situations d’énervements.

Lui, ça ne l’a pas tellement calmé.

Mais, en règle plus générale, s’excuser a quand même un effet plutôt apaisant sur les gens.

Mais il y a un mais.

Vous détestez peut-être vous excuser.

Dans notre culture judéo-chrétienne, s’excuser, c’est reconnaître une faute.

Et reconnaître une faute, c’est reconnaître que l’on n’est pas parfait. Et là, notre ego en prend franchement une claque. Notre désir de perfection à tous se porte moyen-moyen.

Et ce n’est vraiment pas agréable.

Mais je dévie de mon sujet. Je vous causerai peut-être de cette notion de détester faire des excuses dans un autre article.

S’excuser peut-il aggraver une situation ?

Mais s’excuser peut parfois envenimer une situation. Oui, car il y a des « mauvaises façons » de s’excuser qui vont amener de l’huile sur le feu et vont faire d’une flammèche un brasier.

Voici les 4 règles de l’excuse efficace pour calmer (presque) à coup sûr n’importe qui :

Vous avez fait une erreur. Assumez !

Même si la connerie n’est pas fait exprès, c’est quand même vous qui l’avez faite. Alors ne rejetez pas votre responsabilité sur un autre ou les autres. Non, ce n’est pas la faute à pas de chance ou au bon Dieu ou à l’Univers. Ce n’est pas une conspiration planétaire obscure ou une force maléfique qui vous a forcée à vous planter. Non, non, non et non. Si vous êtes responsable, reconnaissez-le et excusez-vous. Vous verrez, on n’en meurt pas, on n’en sort pas humilié non plus. D’ailleurs, c’est plutôt grandi que l’on en sort. Vous ne me croyez pas ? Essayez, vous verrez bien.

Soyez raisonnable, n’en faites pas trop.

Dites ce que vous pensez sans en faire trop, ni pas assez.

Si vous vous liquéfiez en excuses en vous prosternant ou en vous jetant au sol pour embrassant les chaussures de l’autre, j’ai la croyance que vous serez peu convaincant dans vos excuses.

Soyez sincère…et un minimum chaleureux

Si vous dites à votre interlocuteur que vous vous excusez avec la froideur d’un iceberg géant qui vient de se décoller de la banquise et sur lequel il peut venir se frotter comme l’a fait, jadis, le Titanic, il a peu de chances que l’atmosphère se réchauffe vers plus de cordialité.

(Petit exercice de diction : lisez à haute voix la phrase précédente sans reprendre votre souffle.)

Une fois, ça suffit

Si vous répétez en boucle que vous vous excusez, ça peut vite agacer votre interlocuteur. Alors inutile de vous excuser comme une vidéo Youtube bloquée sur repeat.

Votre exercice pour bien que ça rentre dans votre cerveau : écouter 20 fois cette vidéo :

C’est fait ? Vous avez vraiment écouté le truc 20 fois de rangs ?

Voici la formule ultime à apprendre par cœur pour bien s’excuser.

Comme je vous aime bien (vous avez quand même lu Les 9 chapitres précédant sur le sujet de l’engueulade) je vous ai mâché le travail.

Voici la formule ultime à apprendre par cœur pour clouer le bec à un oiseau de malheur qui vous engueule.

Je n’avais pas l’intention de dire ou faire quelque chose qui déclencherait votre colère. Vous m’en voyez vraiment désolé. En quoi puis-je vous être utile pour vous aider à résoudre ce problème.

Avec ça, vous vous excusez, certes, mais vous ne jouez pas les carpettes.

Chat qui fait la carpette : 

 

Avec une phrase comme ça, dite avec juste ce qu’il faut d’assurance, vous allez voir que ça envoie du lourd. Mélanger ça, avec intelligence, aux 9 autres techniques, et là, plus personne n’osera plus jamais vous engueuler.

Voili-voilou…

Voili, voilou… Nous voilà au terme de ces 10 leçons. Vous les avez tous lu d’une seule traite ?

Bravo.

Je vous ai gardé un onzième conseil sous le coude. Pour le lire, cliquez ici.

 
Pascal
 

Mon but, à travers ce blog, est de vous apporter l’équilibre relationnel. C’est quoi ? C’est l’art de vivre en paix avec soi-même pour vivre en paix avec les autres. Le principe est d’être pleinement authentique, c’est-à-dire être qui vous êtes vraiment, tout en respectant chacun (y compris vous-même). Mon intention est de vous aider à avoir une meilleure connaissance de qui vous êtes vraiment pour qu’enfin, vous puissiez vous sentir stable, solide et en paix à l’intérieur de vous. C’est cette paix intérieure qui vous donnera la liberté d’être vous-même, et c’est à partir de cette liberté d’être vous-même que vous développerez avec les autres des relations harmonieuses.

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