Avez-vous eu des parents toxiques sans le savoir (et quelles conséquences désastreuses cela a sur votre vie aujourd’hui) ?

Peut-être avez-vous eu des parents toxiques sans le savoir.

Je sais, vous allez me dire que vous n’avez pas été violenté à coup de ceinturons. D’ailleurs vous n’avez peut-être jamais été violenté physiquement (à part éventuellement quelques fessées ou claques. Mais vous allez me dire que vous n’en avez pas été traumatisé).

Pourtant, aujourd’hui vous vivez avec des émotions que vous avez du mal à gérer ou à contenir.

  • Vous vivez des peurs irrationnelles.
  • Souvent, vous explosez de colère pour un rien.
  • La moindre injustice vous fait bondir.
  • Vous êtes hyper exigeant avec vous-même et les autres et cherchez tout le temps à tout contrôler.
  • Vous vous sentez toujours moins bien que les autres.

Ces comportements sont peut-être seulement dus à votre hypersensibilité. Mais peut-être qu’il y a aussi autre chose que vous n’êtes pas sûr de vouloir voir…

Si vous êtes là, à lire ces lignes, ce n’est pas un hasard.

Ça veut dire qu’une petite voix en vous se questionne. Elle se demande, elle vous demande, si vous avez eu des parents toxiques sans le savoir.

Oui, vous avez le souvenir de moments formidables avec vos parents… toxiques.

Vous vous dites probablement que vos parents ont toujours été formidables avec vous. Ce sont d’ailleurs les meilleurs parents du monde. Vous avez eu une enfance heureuse.

Quand quelqu’un me dit ça, j’ai toujours au fond de moi une petite voix qui écoute, mais qui est septique et qui se dit :

Ha oui ? Vraiment ?

Une mauvaise fée, cachée au fin fond de l’inconscient de vos parents, ne vous aurait-elle pas fait croquer dans une pomme trop rouge et trop belle… une pomme empoisonnée.

C’est une métaphore bien sûr.

Mais aussi savoureuses que furent ces pommes, parce qu’il y a probablement eu plusieurs, elles ont laissé au plus profond de votre esprit des croyances invisibles qui influence dans l’Ombre votre comportement social et émotionnel d’aujourd’hui.

À quoi ça va vous servir de prendre conscience que vos parents ont été complètement, partiellement ou infinitésimalement toxiques envers vous dans votre enfance ?

Êtes-vous comme cet éléphanteau qui a pris son maître pour un parent bienveillant ?

Je vais vous raconter l’histoire de cet ancien éléphanteau devenu aujourd’hui un pachyderme fort et puissant ?

Lorsqu’il était enfant, un petit éléphant accompagnait son maître humain au marché chaque semaine.  

Et chaque semaine, le maître en question attachait la patte de l’éléphanteau à un arbre avec une corde.

Au début l’éléphanteau était mécontent d’être attaché.

IL voyait ses congénères qui eux étaient libres de circuler comme bon leur semble dans la savane. 

Lui aussi il voulait aller jouer avec les autres éléphanteaux de son âge.

Alors il tirait sur cette corde qui lui attachait la patte.

Il y mettait toute sa colère. Il tirait, tirait et tirait encore… jusqu’à s’en faire saigner la patte.

Il a lutté longtemps pour casser cette corde qui l’entravait.

Après plusieurs visites hebdomadaires au marché, l’éléphanteau compris qu’il ne servait à rien de tirer sur cette corde, car elle était bien trop solide.

Des années plus tard, alors qu’il est devenu un éléphant adulte, son maître continue de l’attacher au même arbre avec la même corde.

Désormais il pourrait facilement casser cette fine cordelette étant donnée la force qu’il a acquise. Mais il ne le fait pas. Il ne le fait pas parce que pour lui, c’est désormais normal de se faire attacher ainsi chaque semaine.

Bien sûr, ce maître a toujours attaché cet éléphant pour son bien. Pour qu’il ne se perdre pas et se retrouve seul (en danger ?) dans la nature… avec ces congénères libres.

Aujourd’hui cette liberté, il pourrait l’acquérir. Mais il ne le fait pas, car il ne se croit pas capable de briser la corde qui l’entrave.

Et vous, quelle corde nouée par des parents toxiques qui se disent bienveillants vous reste-t-il à briser pour acquérir l’entière liberté d’oser être vous-même ?

Oui, ça peut faire mal de découvrir que vos parents ont eu des comportements toxiques envers vous.

Se rendre compte que vos parents, aussi formidables qu’ils ont été, ont aussi pu avoir envers vous des comportements toxiques peut vous chambouler émotionnellement.

Pas d’inquiétude, c’est normal.

Parfois, avant d’aller mieux, il y a un passage par le fait de se sentir mal.

C’est quoi des parents toxiques ?

la violence peut parfois se trouver là ou on ne l’attend pas.

ça peut être une caresse un peut trop appuyée ou un compliment saupoudré de sarcasmes ou encore une parole tel que « c’est très bien, mais il faudra faire encore mieux la prochaine fois ».

Non, je ne vais pas vous parler ici de violence physique, de sévices sexuels, de privation de nourriture…

Certaines formes de violences peuvent être terriblement pernicieuses.

Et c’est de ces violences discrètes, presque invisibles, que vous avez pu subir dans votre enfance dont je vais vous parler là, tout de suite.

Voici 9 types de violences que vos parents ont pu vous infliger quand vous étiez enfant.

Comparaisons constantes et complexe d’infériorité.

Est-ce que vos parents, lorsque vous étiez enfant, vous comparaient souvent avec les autres ?

Bien sûr, c’était toujours pour vous dire que les autres étaient meilleurs que vous et que vous deviez tout faire pour être à votre tour à la hauteur des attentes de vos parents… toxiques.

La conséquence, c’est qu’aujourd’hui vous sentez toujours moins bien que les autres puisque vous continuez à vous comparer uniquement à ceux qui sont meilleurs que vous.

Mon conseil : continuer à vous comparer… en sachant que dans chaque domaine de votre vie il y aura toujours quelqu’un de meilleur que vous, et quelqu’un de moins bon aussi.

Relativisez ainsi le fait que vous avez des points que vous aimeriez améliorer chez vous, mais que vous avez de très bonnes compétences dans d’autres domaines de votre vie.

Demandez conseil à ceux qui sont meilleurs que vous dans une compétence et apportez votre savoir à qui en aurait besoin.

Vous avez été trop critiqué.

Aux yeux de vos parents, il y avait toujours dans tout ce que vous faisiez quelque chose qui n’allait pas.

Ils trouvaient toujours quelque chose à redire, une critique à faire, quoique vous fassiez.

Vous avez intégré en vous le désir d’être parfait dans l’espoir de recevoir enfin un compliment qui ne soit pas couplé avec une critique ou un reproche.

Aujourd’hui, vous êtes devenu perfectionniste, et c’est certainement quelque chose qui vous freine dans vos épanouissements personnels.

IL vous reste donc à apprendre maintenant à être plus indulgent avec vous-même et accepter le fait que la perfection n’existe pas, mais que vous pouvez vous satisfaire d’avoir donné le meilleur de vous-même dans chaque chose que vous faites.

Absence de compliments et d’encouragements.

Le poison toxique diffusé par vos parents peut parfois être complètement invisible.

C’est le cas, si vous ne receviez jamais de la part de vos parents des encouragements ou des compliments.

Certaines personnes ont intégré dans leurs croyances que complimenter un enfant, ce n’est pas lui rendre service.

Complimenter un enfant serait pour certains parents l’inciter à arrêter de faire des efforts et l’encourager à vivre sur ces acquits.

Aujourd’hui, il est probable que vous viviez mal le fait de recevoir des compliments, que cela vous met mal à l’aise.

Là aussi je vous invite à ressentir, au-delà de la gêne, le plaisir que vous pouvez ressentir. Plaisir qui est tout à fait légitime et autorisé.

Moqueries et dévalorisations (stupide, laids, gros…).

Les enfants dans la cour de l’école ne sont pas tendres entre eux. On peut voir lors des récréations de toutes les écoles du monde, des enfants dont on se moque ou dévalorisés par leurs « camarades ».

Mais il arrive aussi que ce genre de comportements se fasse au sein du foyer familial.

Vos parents se sont-ils moqués de votre petite taille, de vos mignons petits bourrelets, de votre façon de marcher, de votre voix.

Ils ont pu aussi vous dire que vous étiez bête, que vous ne comprenez jamais rien, que vous n’irez pas loin à l’école, que vous aviez deux pieds gauches.

Aujourd’hui, votre estime personnelle et votre confiance en vous en ont pris un sacré coup.

Vous avez certainement pris le relais pour vous dévaloriser tout seul sans qu’il n’ait plus besoin de le faire (même s’ils continuent probablement de la faire).

Il se peut même que pour vous faire intégrer dans un groupe vous vous faites passer pour la personne « un peu bête ».

Je ne peux que vous encourager à ne plus accepter les moqueries ni les dévalorisations de personnes (et surtout pas vos propres dénigrements envers vous-même).

Quelles charges de culpabilité vos parents vous ont-ils léguées ?

« c’est de ta faute si… »

C’est de ta faute si papa est en colère »

« C’est de ta faute si maman est triste. »

Combien de parents n’ont pas assumé la responsabilité de leurs comportements et de leurs sentiments et ont reporté cette responsabilité à des enfants qui n’étaient pas en mesure de faire la part des choses ? 

Non, ce n’était pas de votre faute, c’était celle de vos parents qui ne les assumaient pas.

Aujourd’hui, vous culpabilisez certainement encore pour beaucoup de choses là où vous ne devriez même pas ressentir une once de cette émotion.

Apprenez à faire la part des choses et laissez chez les autres les responsabilités qui leur incombent… ça vous allégera.

Responsabilités excessives.

Avez-vous été obligé de vous occuper de votre petit frère à la phase de vos parents ?

Avez-vous participé trop tôt à certaines tâches ménagères comme de vous occuper du linge de toute la maison et peut-être même du repassage et du rangement ?

À moins, que vous ne deviez vous occuper de vous faire vous-même à manger pendant que votre père jouait aux jeux vidéo.

Là aussi, vous ne percevez peut-être pas ça comme de la violence, et pourtant, pour moi, ça en est.

C’est vous priver de votre insouciance d’enfant.

Sous prétexte d’être responsabilisé, peut-être l’avez-vous été trop tôt.

Vous vous retrouvez aujourd’hui à jouer les bons samaritains pour tout le monde. Vous êtes la personne trop « gentille », aimée par tout le monde et qui ne dérange jamais personne lorsque vous avez besoin d’aide.

Oui, vous êtes apprécié, mais à quel prix ?

Penser à soi plutôt que de prendre excessivement soin des autres, ce n‘est pas devenir égoïste.

Cessez de faire à la places des autres pour enfin retrouver votre vraie place.

Avez-vous été surprotégé ?

Avez-vous vécu une bienveillance excessive qui est aux finales est devenu une forme de maltraitance ?  

Là aussi, sous prétexte de vous protéger, de prendre soin de vous, vos parents vous ont bridé dans votre développement et votre découverte du monde.

Vous n’avez jamais perçu ça comme une forme de maltraitance infantile… Et pourtant c’en est une forme.

Aujourd’hui, vous avez peur de tout (et même de rien).

Votre challenge : sortir de votre zone de confort, petit à petit, pour vous construire peu à peu une forte et solide confiance personnelle.

Vous avez trop souvent été laisser seul.

Vos parents étaient des fêtards invétérés, ou alors ils travaillaient tout le temps.

Une chose st certaine, vous ne les avez pas beaucoup vus.

Vous n’avez pas assez joué avec eux, vous n’avez pas pu sentir qu’à leurs yeux vous étiez important.

Vous avez appris à faire avec et il vous semble certainement ne pas l’avoir si mal vécu que ça.

Et pourtant, aujourd’hui vous avez du mal a croire que l’on puisse vous aimer tout simplement.

Il se peut même que lorsque quelqu’un s’intéresse à vous vous trouvez ça suspect et que vous vous en sentez mal à l’aise.

Et il se peut aussi qu’une relation qui devient trop proche soit perçue comme insupportable pour vous et que vous sabotiez inconsciemment toute tentative de relation intime tout en les désirant très fortement.

Il est peut-être temps de grandir et de laisser de la place à des relations plus intimes dans votre vie en percevant le Bien-être que cela vous procure plutôt que de vous focaliser sur vos peurs et vos angoisses.

Vous avez été victime de parents toxiques étant enfants. Mais aujourd’hui vous êtes adulte et…

…il est temps de vous désintoxiquer ce poison pernicieux qui ronge votre bonheur.

Oui, aujourd’hui, vous êtes un adulte et vous n’êtes plus obligé de vous comporter comme quand vous étiez un enfant.

Vous pouvez choisir d’être bon et bienveillant avec vous-même pour pouvoir l’être aussi pour les autres.

Vous êtes devenu adulte et vous pouvez maintenant devenir le propre parent bienveillant de votre enfant intérieur.

Vous avez désormais le choix d’agir en conscience afin d’aller vers le meilleur de vous-même.

Comment vous sentez vous, là, après la lecture de cet article ? Dites-le-moi en commentaire.  

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Pascal
 

Formateur et accompagnant en Équilibre relationnel.

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